30 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Ninnin de Bruges à Gand. 1ère partie

Ninnin de Bruges à Gand. 1ère partie.

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Ce matin là, à l’aube :

 « - Allez vite, Ninnin, habille toi ! On part en car, à Bruges, avec les zaèmedés !

- C’est quoi, Dom, les zaèmedés ?

- Les A.M.D. Amis des Musées Départementaux.

- Wouah ! Chouette ! Un pitit voyage avec Anne (la Responsable que z’adoore) ! Zénial ! »

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5 pitites heures de trajet. Dodo sur les genoux de Dom (mon humaine), passage en Belgique et hop, Bruges. Avec Anne, c’est voyage « musées-églises ». Ze vais ouvrir grand mes nœils et mes zoreilles pour devenir un ours cultivé et faire bien attention à pas dire de bêtises.

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1ère étape : musée Groeninge. Dom tombe amoureuse du jeune homme qui écrit, penché sur l’écritoire. Hihihi ! Un peu jeune, ou un peu vieux ?

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Moi, ze préfère le pitit bateau sur la mer qui me rappelle l’Armada. Il parait que c’est des flamands qui ont fait les tableaux, mais z’en voit pas, des flamands dans le ciel. Ze poserai la question à Dom quand on sera tout seuls.

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Retour dehors. Le style des maison ! Ze vois bien qu’on n’est plus en Normandie mais c’est joli quand même.

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Guy, notre guide super calé, nous explique que Bruges est « la Venise du nord ». Galère ! Il va encore y avoir de l’eau partout ! Et pas chaude ! C’est bien ma veine !

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Un tas de passages, d’écluses et de lacs gardent l’eau touzours au même niveau depuis le moyen-âge. Merci Guy. Bonne nouvelle ! Si l’eau ne risque pas de monter, c’est déjà ça !

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Ze commence à avoir un pitit creux quand z’ai une révélation : Dans « Jeff de Bruges », y’a Bruges ! Vite, taper « chocolat belge » dans gougueule sur mon portable !

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Wouah ! 500 artisans chocolatiers et 2 000 boutiques ! Quel beau pays !

« - Regarde, Ninnin, c’que c’est joli !

- Magnifique, Dom ! Z’adore cette ville ! Tu as bien fait de nous inscrire à ce voyage ! »

Ze range discrètement mon portable dans la poche de mon cabig.

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Comme d’habitude, le mieux est d’aller se renseigner chez l’habitant. La marque « Steiff » sur la vitrine ! Des frères de mon meilleur cop’s parisien Bisou. Ze vais être bien accueilli !

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« - Salut, les cop’s ! Une boutique de chocolats artisanaux, vous connaissez ?

- Facile, Ninnin, la ville en est pleine. Dès que ta visite est finie, tu trouveras sans problème.

- Merci ! Bon courage pour vos adoptions ! »

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Guy marche vite. Ze dois pas le perdre de vue.

Ze vous explique : Bruges, c’est que des briques. Mais pas toutes de la même couleur. C’est pas une erreur. C’est artistique.

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Avec les briques, les brugeois du moyen âge ( on dit comme ça pour les habitants de Bruges), ont construit toute la ville : les églises,

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ou les maisons riches. Même les crochets de fer, très haut au dessus de ma tête, sont décorés. Maintenant, les habitants ne sont plus aussi riches, mais les maisons sont toujours là. Alors, la ville est toujours visitée par des groupe, comme nous.

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Ah ! Enfin un pitit coin calme où les vélos ne me klaxonnent pas ! Bon, d’accord, ze comprends rien à leur circulation mais faut être accueillant avec les touristes, non ?

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Le béguinage : des pitites maisons pour des humaines sans humains voulant vivre tranquille dans ce joli jardin. Y’a sûrement un max d’ours en peluche dans les chambres.

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Le soir tombe. C’est le dernier arrêt de Guy. Pendant qu’il explique tout, ze détends mes pattes arrières qui commencent à plus vouloir avancer.

« - … fin de la journée. si vous souhaitez faire les boutiques, elles sont sur le chemin de l’hôtel. À demain. »

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Ze retrouve de l’énergie et ze repasse le pont en restant à bonne distance de l’eau. Ze me repère sur le plan et, comme les cop’s Steiff  m’ont expliqué, au hasard des rues, un peu aidé par mon excellente truffe :

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« - Salut tout le monde ! Ze vais rentrer et vous dévorer !

- Nee ! Gesloten !

- Gué quoi ?

- Gesloten. Ici, on parle flamand !

-  « flamand », z’ai compris ! C’est pas un oiseau rose, c’est un habitant d’ici, et la langue qu’il parle !!

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- Ah ! Encore un français ! Fermé à 18h00 ! La boutique est fermée ! Surtout pour les beiges clairs qui parlent français.

- Bah en voilà des manières ! Moi qui suis si tolérant ! Avec les nœils, ze parle à tous les humains ! »                                

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Ce soir, ze suis trop choqué, déçu et fatigué, alors Dom, mon humaine qui apprend touzours à dire bonjour et merci dans la langue du pays visité, par respect, me ramène à l’hôtel en vélo.

Black blanc ou beurre, ze les mangerai ! Ze suis pas raciste, moi !

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Le lendemain, à l’aube, reprise des visites avec Guy. Il reste un max de temps devant cette église, à tout détailler, pour les pros du groupe. sûr que z’ai le temps de me goinfrer de chocolat et de revenir en douce.

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« - Salut les cop’s ! Z’arrive !

- Nee ! Gesloten !

- Quoi ! Encore fermé ! Mais ça ouvre à quelle heure ?

- 10h30. Pas avant. Et tu devrais parler flamand ou anglais.

- Ze sais, mais dans ces conditions,  pas question de renier mes origines ! »

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 Inquiet, ze retrouve Guy au Beffroy qui carillonne, comme dans le film de Dany Boon. Ze veux rapporter des chocolats à Amandine (ma copine), à mes oursons, à mes cop’s et, pour m’assurer de la qualité avant d’offrir, en manger un max sur place. Conscience professionnelle !

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« - Wouah ! Un ours ! Qu’est-ce tu fais là ?

- Je suis sur les armoiries de la ville de Bruges. Le drapeau, si tu préfères. Tu vas donc trouver des ours comme moi un peu partout dans la ville. »

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Des gens qui ont choisi l’ours comme emblème ont forcément des qualités. Ze vais bien arriver à les apprivoiser !

Ding, dong ! En fait de chanson, le carillon joue « la Madelon » ! Il faudra que ze lui envoie quelques partitions mieux choisies !

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Retour dans la rue. Horreur ! En pleine  année « Sécurité dans les transport » du S.N.O.P. (Syndicat National des Ours en Peluche) dont ze suis le Président !

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Ze note l’immatriculation du véhicule et ze remets à ce pauvre cop’s les coordonnées du S.N.O.P., en essayant de le convaincre d’une action aux prudhommes.

Ze repars avec une grosse boule dans l’estomac et les nœils humides.

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Place de la Mairie. À droite, la poste (c’est écrit dessus). Z’ai besoin de timbres pour envoyer mes cartes. Hop ! Un pitit achat vite fait !

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Dehors, au soleil, un peintre flamand. Dans 200 ans, ze pourrai voir cette œuvre au musée Groeninge ! Hihihi !

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La chance tourne : cette boutique est remplie de cartes postales et z’ai déjà les timbres. Amandine, les oursons, les cousins, Tonton Yannick et Tata Marianne. Pas de temps à perdre. Un tout pitit mot sur chaque carte, vu que ze serai revenu avant qu’elles arrivent.

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Et hop ! tout dans la jolie boite aux lettres rouge vif.  Ze fais attention de pas le coincer la patte dans la grosse trappe en fer. Ze retrouve le moral. Ze suis Ninnin et z’arrive toujours à tout !

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Pour l’instant z’ai encore des tas de belles choses à voir et, le moment venu, Black blanc ou beurre, ze les mangerai !

 

Ze remercie Anne de m’avoir accepté dans le groupe, A.M.D. (musées de Rouen) si sérieux d’habitude, et d’avoir participé à quelques photos.

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