09 janvier 2017 ~ 1 Commentaire

Ninnin et la maison des coccinelles

La tournée française de Ninnin

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Préambule

 Cet été, pas de grand voyage lointain. Un gros exam pour Dom (mon humaine qui peut pas rester tranquille). Ça veut dire, des heures, assise dans le canapé, plongée dans ses bouquins, angoissée, et moi qui dois lire aussi, plusieurs fois la même chose, et l’encourager.

Ze me disais : «  Wouah, ze vais m’ennuyer. Quel été pourri. Ça craint » et d’autres trucs comme ça, pas marrants.

Bien sûr, elle a réussi cet exam énorme, un peu grâce à moi. Eh ! C’est mon humaine, hein ?)

Aussitôt après, on a beaucoup bu de limonade qui fait rire et dire des bêtises, avec des tas de gens différents pendant au moins une semaine.

Après tant d’efforts, c’était mérité.

Alors que ze voyais l’été se finir comme ça, un matin, hop ! Départ à l’aube direction le Loir et Cher, avec nos guitares ! Trop chouette ! Chez Joël pour trois jours de chansons françaises et de concerts ! Z’adore ! Sur 15 chanteurs-guitaristes, c’était Dom la meilleure, de loin.

En toute objectivité.

Encore mieux !

Puisque le Loir et Cher touche à la Sarthe, et la Sarthe n’est pas loin de Saint Nazaire, Dom m’a entraîné dans une folle conquête de l’ouest que ze vais vous raconter, en 3 épisodes.

Assez parlé, place à l’action. Premier épisode :

Ninnin et la maison des coccinelles

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1ère étape, Le Mans !

Ze croyais bien connaître, mais z’étais pas au début de mes surprises. Pendant que Patricia, Ginette et Dom bavardent, ze fais la connaissance de Balzac et son meilleur cop’s Nounours.

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Quand tout à coup, ma zoreille me chatouille crès fort. Horreur, une araignée ! Z’y crois pas trop, pasque chez Ginette, même le garage est nickel propre et aussi pasque quand z’ai gratté avec ma patte avant, ça s’est envolé et c’était rouge. Mais c’était quoi ? Ou qui ?

Pas le temps de poser la question. Patricia cravaille au conservatoire et propose la visite. Elle conserve quoi, Patricia ? Les sardines, le saumon, le littoral ?

Ze verrai bien sur place.

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« - Salut Toi !

- Salut Ninnin. Do o o ré é é.

- On conserve quoi ici ?

- La musique, Ninnin »

La musique ? Ça se conserve sur une cassette, un 45 tours, un CD, un mp3, un aïfone mais pas dans un vieux bâtiment historique plein d’escaliers ?

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Wouah ! Z’ai compris ! Conservatoire, ça veut dire école de musique et de danse ! Patricia a les clefs de toutes les pièces !

Chic alors, ze vais bien rigoler, moi, ici !

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La pitite étiquette blanche sur le côté indique G. G, en français, c’est sol. En sautant bien au milieu, à pattes jointes, ze fais sol ! Un trampoline musical ! Attention à pas tomber sur le sol ! Hihihi !

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Les humains ont une pédale pour taper dessus sans se fatiguer. Hélas, ze suis pas assez lourd ! Allons voir les autres salles.

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Oh ! Le beau piano. Trop tentant. Z’ai joué un morceau. Quel toucher ! Piano d’étude ? Ze voudrais bien le même chez nous, moi. Mais z’en ai dézà un crès beau, grâce à Babet et Georges.

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Heureusement que Dom joue pas de contrebasse. On serait obligés de changer de voiture. Ce violon géant ne rentre pas dans la Pépette qu’est une C1. Et puis, les cordes sont presque aussi grosses que ma patte avant !

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Et ! Là-bas ! Z’en vois une de cassée ! Il faudra la changer avant la rentrée des pitits humains. Du boulot pour les techniciens !

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Le conservatoire est en plein vieux Mans. Ze profite de la vue insolite sur la Cathédrale. Aucun touriste ne vient ici. Ze suis un privilégié !

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De l’autre côté, les quais de la Sarthe. Au Mans, il y a la plus grande école de luthiers : l’ITEMM. Ze m’inscrirais bien pour apprendre à faire des guitares ou des violons, ou accorder les pianos ? Quoi choisir ? Tout m’intéresse !

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Le vieux Mans. Ze suis sûr qu’à l’époque de sa construction, il y avait des montreurs d’ours. Z’aime pas trop ces gens-là.

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Un piano anti-raciste me sort de ma triste pensée. Les noires et les blanches ont inversé les rôles. Une noire vaut deux blanches ! Z’adore l’idée ! Un son bizarre ! Z’ai du mal à trouver mes repères et à jouer. Z’aurais besoin d’entraînement. Dommage que z’habite plus ici. Ze me serais inscrit au Conservatoire. Y’a une classe « nounours » ?

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Un dernier morceau avant de rentrer. Do mi mi do mi mi ré mi ré do.

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Z’en ai plein les pattes arrières mais ze regrette pas la visite.

Confidences et bavardages. Puis gros dodo.

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Chaise adaptée et pitit dèj. spécial. Ze suis vraiment reçu comme un Prince.

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« - Cette fois, ze t’ai vue ! C’était toi, hier, sur ma zoreille !

- Moi, mais non ! Pas du tout ! Jamais je n’aurais osé !

- Mais alors, qui ? Ta soeur ? Vous êtes combien ici ?

- Beaucoup ! Mais jamais un ours n’est entré dans la maison des coccinelles ! Trop dangereux !

- Ze suis Ninnin ! Ze veux être le premier ! »

Dom m’a attrapé et on est partis. Zut alors !

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Par cette chaleur, une visite à l’abbaye de l’Épau est une vraie bonne idée. Depuis ma dernière visite, rien n’a changé ! Il y a toujours des concerts, dans ce magnifique cadre du 13ème siècle !

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Toutes les pierres sont travaillées avec soin. En ce temps-là, on ne coulait pas le béton en une seule nuit ! Les ouvriers devaient mettre des jours pour graver ces feuilles !

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Des arcs à ma taille. Comme ça, contre un mur, pour le plaisir.

Luthier ou tailleur de pierres ? Ze suis de la même couleur et on me voit presque pas. Ze t’en ferais, moi, des gargouilles super moches. Hihihi !

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À l’intérieur, il fait bien frais. Chaque fenêtre était une cellule de moine. Pas rock and roll, cette vie. Pourtant, ils chantent. Ils devraient essayer de changer de répertoire !

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Sur la scène, ze suis prêt à leur faire une pitite démo. Musique !

« - Allumez le feu !

Tombé du ciel, à travers les nuages, quel heureux présage ! »

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Après cette prestation, ze m’incline sur le tombeau de la reine Bérengère. C’est son abbaye et ze ne pouvais pas visiter sans lui rendre cet hommage.

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Il est temps de rentrer à la maison et de partir à la chasse à la coccinelle. Pendant que les humaines bavardent, z’ai tout mon temps et  puisqu’elles sont beaucoup, ze vais forcément en croiser une ou deux ou plus.

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Et hop ! Gagné !

« - Aller, sois chic ! Ze garderai le secret, ze n’écraserai personne avec mes grosses pattes arrières. Regarde, z’ai mis ma tenue rouge exprès.

- Bon, d’accord. Je t’appelle un taxi, tu fermes les yeux pour ne pas voir où il t’emmène. »

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« - Tiens-toi bien, Ninnin. Paré au décollage ? Yeux fermés verrouillés ?

- T’inquiète, z’ai l’habitude de voler ! Noeils fermés, comme promis. Fonce ! »

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Z’en suis pas revenu ! Zamais vu autant de coccinelle ! De toutes les tailles. En bois, en pluche, en plastique.

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Bracelets, pinces à linge, magnets, et ça vole dans tous les sens, en piqué autour de mes noreilles. Z’ai promis de n’écraser personne. Ze me contrôle pour éviter les gestes dramatiques.

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Les grandes me laissent monter sur leur dos pour une promenade au sol ou en l’air.

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En montgolfière, ze peux admirer toute la pièce d’en haut. Ze suis pourtant souvent venu chez Ginette autrefois. Z’étais loin de me douter qu’elle faisait « refuge de coccinelles top-secret »

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Ze comprends vite que z’arriverai pas à les compter ! D’ailleurs, leur nombre change peut-être souvent. Au rythme des arrivées et des départs, comme chez nous pour les nounours.

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Il fait nuit depuis longtemps et z’y suis encore.

« - Ninnin, tu as rendez-vous avec les chimères.

- C’est qui ?

- Tu verras bien ! Coccinelle-Luisante doit t’y amener. Tu es le premier ours ici et tu t’es très bien comporté. Merci de ta visite et à bientôt ! N’oublie pas, tu as promis le secret ! »

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Confortablement installé sur Coccinelle-Luisante, ze vole vers le vieux Mans où ze retrouve Dom et Patricia.

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Les chimères : c’est pas des histoires inventées qu’on raconte aux oursons mais des dessins projetés sur les plus beaux murs de la ville.

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Ze trouve que les humains devraient tout repeindre pour de vrai comme ça, et pas seulement la nuit. C’est plus beau et plus gai !

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Heu ? Un peu grandes, les dents du loup. Et ze suis pas sûr de courir plus vite que lui.

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Ma visite au Mans se termine par cette belle dame. Poisson ou humaine ? Ze la mange, ou pas ? Hihihi. Pas la peine de se poser la question, c’est de la lumière sur les pavés.

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Z’ai passé deux jours ici que ze suis pas près d’oublier, mais ze dois partir.

Un ticheurte adapté s’impose. Vu que Mémé Monique y est née, hors de question de passer pour un touriste à Saint Nazaire.

Tenue de marin obligatoire ! En route, Dom !

 

Ze remercie beaucoup Ginette et Patricia pour ce bon moment ensemble et ze dédie cette aventure à Ivann, arrière pitit fils de Ginette et Pitit neveu de Patricia, bandes de veinardes, qui est né aujourd’hui, 9 janvier 2017.

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Une réponse to “Ninnin et la maison des coccinelles”

  1. patricia.m Je viens seulement de découvrir ce reportage de ta visite chez nous au Mans . Merci pour ce beau souvenir et de la dédicace pour Ivann à très vite pour de nouvelles aventures bisous


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