03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

Ninnin en mobilôme, deuxième partie.

Ninnin en mobilôme, deuxième partie.

bb

Oh quel beau spectacle, le matin, au lever ! Fécamp, c’est vraiment chouette et puisque la mer est basse, les bateaux chargés de homard sont rentrés au port depuis longtemps.

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On a renoncé à pitidéjeuner dehors, à cause de la température, mais les grandes fenêtres me laissaient voir la mer quand même. Parfait, ce mobilôme luxe !

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Hier soir, elles avaient bien rigolé, mais pas fait la vaisselle ! Ahlàlà ! Bon ben, z’ai aidé Dom (mon humaine) pendant que Mémé Monique était sous la douche.

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Après, Dom s’est mouillée puis séchée (à quoi bon ?) pendant que ze m’habillais en été. Et elle m’a rhabillé en automne-hiver. Elle a touzours peur pour moi. Il paraît qu’il faisait «  19°C et 26°C chez nous et je veux pas que tu attrapes froid sur la plage mon Doudou. »

Et hop, direction la mer !

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Sur le carré de sable repéré hier, une désagréable surprise m’attendait. Entre les hérissons, qui comptaient passer la zournée là et les coccinelles, pas décidées à partir, z’avais même pas la place de poser ma serviette ! Z’aime pas être serré contre les autres. Ze suis un peu ours. Tant pis, ze poserais mon derrière sur un galet.

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Tu parles ! C’était pire ! L’inconvénient des week ends de juin, c’est la surpopulation des bords de mer ! Mémé Monique a pris la décision qu’il fallait :

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« - Je vais vous faire visiter la corniche. De là-haut, on voit tout Fécamp et les falaises vers l’ouest »

Ze regardais de loin la plage noire de monde et le port où m’attendaient les homards.

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Et puis z’ai découvert qu’il y avait aussi une falaise vers l’est !

« - Mémé, on peut marcher un peu par-là, pour visiter ?

- Bien sûr, on fait ce qu’on veut.

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- Regarde, Ninnin, on aperçoit Notre Dame du Salut. Construite au 13ème siècle. Mais une partie a brûlé en 1800. Les marins qui partaient à Terre Neuve venaient ici pour demander leur protection. »

Mémé Monique, c’est mon « Routard ». Ze l’écoute bien et z’essaie de me souvenir.

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Derrière moi, en plein champ de blé, un bruit de drone : les 5 éoliennes de la corniche ! Wouah ! Z’en n’avais jamais vu d’aussi près ! Passionnant ! Mais l’heure tournait et même en vacances, il fallait se tenir aux horaires. Ce serait dommage que la poissonnerie soit fermée ou que tout ait été vendu quand j’arrive !

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Un détour quand même par notre Dame du Salut. Avant de partir, les marins offraient de beaux tableaux à Marie, en échange de la protection de leur bateau. Moi, ze demandais pas un truc aussi difficile, juste un beau homard.

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Exaucé ! Mémé Monique et la vendeuse discutaient pendant que ze contemplait cette belle piscine.

« - Je vous ai réservé les deux plus gros Madame. 800 grammes chacun. Ça ira ?

- Parfait.

- il vous faut autre chose.

- Non merci. »

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On est rentrés aussitôt au mobilôme. Les homards sentaient bien qu’ils allaient avoir des ennuis. Ils bougeaient dans tous les sens et Dom devait les tenir fermement. Z’avais un peu de peine pour eux. Dom les a plongés dans « le jacuzzi  à homards » : eau chaude bouillonnante, aromates, traités comme des princes.

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« - Tu as vu, Dom, ils sont très calmes et ont viré au rouge. C’est un peu triste.

- Oui, Ninnin. Mais on ne peut pas les manger chauds. On va accueillir Jean Claude et Jacqueline et aller faire un tour sur la plage en attendant. »

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Jean Claude et Jacqueline habitent Fécamp. D’habitude, c’est eux qui nous invitent. Aujourd’hui, on est fiers de les recevoir. Ils nous ont montré un raccourci pour descendre sur mon coin de sable. En passant par derrière le camping, en 5 minutes, on y était ! Ze le saurais, la prochaine fois. Mon estomac faisait crouic crouic.

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Pour me faire patienter, Jacqueline m’a offert une grosse glace. Ze suis poli, z’ai accepté. Z’aurais bien choisi « schtroumpf ». Hihihi. Cette belle couleur bleu-mer-de-Fécamp me tentait beaucoup.

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Ze suis resté dans le « classique-cassis », de peur d’être déçu par le goût bizarre. Après ça, le homard pouvait refroidir calmement, z’aurais pas faim de sitôt.

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La jetée ressemble à celle de Saint Nazaire. Les phares sont dans le bon sens : le rouge à droite (tribord) et le vert à gauche (bâbord), quand tu sors du port, sinon, si tu entres au port, c’est le rouge à bâbord et le vert à tribord. Si tu sais pas ça, tu écrases le bateau contre les rochers. C’est sérieux !

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Le pitit crachin du matin avait éclairci le ciel. Là-bas au fond, mon mobilôme avec mes homards dedans. On pouvait aller sur la jetée, jusqu’au bout, pendant que les humains refaisaient le monde. C’est qui Macron ?

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Wouah ! Étretat ! Mais oui, tout au bout, éclairé par le soleil ! Trop la classe !

On a passé un pitit moment, là, à admirer et à prendre des photos, puis on est rentrés.

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Enfin, l’extase !

Plus personne ne parlait de Macron. Les revendications faisaient une pause. Que des miam, slurp, parfaite la cuisson, encore un peu de vin blanc ? Volontiers !

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« - Vas-y Jacqueline ! Tu peux le prendre, z’aime pas ! Moi, ze vais me jeter sur la grosse boule chocolat, et après, sur l’éclair.

- Je le savais, figure toi ! J’ai demandé un maximum de chocolat à la vendeuse, pour toi, Ninnin ! »

Démasqué ? Et moi qui pensais être discret en me servant chez vous !

 by

Puis les copains sont partis. Les belles zournées passent toujours crop vite. Einstein l’a prouvé avec sa théorie de la relativité du temps. Le soleil se couche. Encore une nuit dans la maison de poupées et il faudra rentrer.

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« - Dom, on reviendra ?

-  Finalement, tu as aimé, alors ?

- Woui ! Ze crois que ze suis accro ! Et puis maintenant, on est un peu d’ici : sable, crabes, homards, éoliennes, mobilôme tout confort n’ont plus de secrets pour nous !

- Mémé Monique et moi avons adoré aussi, cette parenthèse si proche et si loin de Rouen. On reviendra ! Promis ! »

 ca

Le lendemain matin, z’ai donné le pain restant aux goélands. Dom et Mémé Monique ont rangé dans le coffre de la voiture tout ce qui n’avait pas été mangé et on est rentrés avec des souvenirs plein les yeux et les papilles.

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La théorie, il en faut. La pratique, c’est plus clair ! Avant de partir, z’avais rempli mon seau de galets. Les oursons ont bien compris la différence avec le sable.

La prochaine fois, on ira tous ensemble manger le homard, donner du pain aux goélands et construire un grand château de sable, avec des galets pour faire les douves !

 

Ze remercie Jean-Claude, Jacqueline, Agnès, Corinne, les fécampois, Philomène, la parisienne et le camping de Renneville !

 

 

 

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